Wednesday, April 13, 2016

Torchon Nancy !



Avec ce palpitant money-time qui attend le club doyen, je me devais de sortir le blog de son hibernation forcée.

Nous abordons cette 34ème journée de ligue 2 l’écume aux lèvres, à la 3ème place du championnat et à égalité de points avec les hipsters du Red Star.
Oui oui, havrais, pincez-vous samedi après-midi : ça fera 8 ans que vous n’aurez pas vécu de tels moments au stade ! Soit 2007/2008, saison de la dernière montée en date.

Grosse affiche pour cette avant-dernière réception puisque c’est le dauphin nancéien qui se déplace. Et vous n’êtes pas sans savoir qu’entre les deux clubs, le torchon brûle.
Le torchon… Toute ressemblance avec un certain maillot ne serait pas fortuite ! 

Je suppose d'ailleurs que vous avez saisi le message derrière le dessin de Steph spécial "Mercredis du Respect" qui illustre cet article.

Beau temps, vacances scolaires, tarifs préférentiels, résultats de l’équipe et enjeu tangible : cette affiche semble (enfin) mobiliser le public havrais.
Il est néanmoins difficile de savoir à quoi s’attendre en terme d’affluence. Si on pète les 13000 spectateurs, je serais aux anges.

Le KOP n’a pas attendu cette affiche pour comprendre l’enjeu et se mobiliser. Il prend beaucoup d’envergure depuis plusieurs matchs et imprime une ambiance à la hauteur de l’objectif. Je m’y éclate.

L’enjeu de ce match est clair : la montée.
Un nul nous ferait probablement perdre cette précieuse troisième place et une victoire permettrait de bonifier ce nul que le HAC est allé chercher à Brest.

Au regard du contenu, on pourrait nourrir des regrets de n’avoir pris qu’un petit point : entre Hartock qui nous a annihilé toutes les occasions et Mathieu Duhamel qui a manqué le but ouvert, c’est légitime.
Le stade Francis le Blé est connu pour ses conditions difficiles et la difficulté d’aller y chercher des points. De fait, je trouve que ce résultat n’est pas mauvais en soi.
Quand à Dudu, je pense objectivement qu’on ne doit pas le blâmer. Il revient seulement, s’est créé beaucoup d’occasions et a multiplié les efforts : il manquait probablement de fraîcheur et de lucidité au moment de déclencher.
J’espère que le KOP continuera à le soutenir comme il le fait : on a plus que jamais besoin de lui dans ce sprint final.

Avouons-le, plus par espoir d’assister à un faux pas que pour me faire une opinion tactique de l’adversaire, j’ai attentivement regardé Nancy jouer face à Créteil.

J’ai bien fait. 
Si je ne suis toujours pas tranquille, ce visionnage m’a beaucoup rassuré et m’a fait changer d’opinion : ils sont prenables. J'en doutais encore il y a peu.

Dans la physionomie, ce match ressemblait beaucoup à celui des Ciel-et-Marine à Brest.
J’y ai vu un milieu technique, mais lent, et des latéraux qui apportent beaucoup.
Si un 4-4-2 me parait donc une évidence de prime abord, la petite forme actuelle de Ghislain Gimbert et les profils trop peu complémentaires de Lys Mousset et Mathieu Duhamel font que je pencherais pour un 4-3-3 : Farnolle - Chebake - Mouko... (Ah nan, zut, il peut pas : il révise son bac !) - Fortès - Cambon -  Mombris - Bain - Ayasse - Fontaine - Mousset - Duhamel - Bonnet

Avec Mousset à droite. 
Parce qu'il n'y a pas de débat : Mousset est un joueur de côté et je vous mairde !

Un milieu densifié et des excentrés travailleurs me paraissent essentiels : le premier pour presser Pedretti et couper sa relation avec Aït Benasser, les seconds pour bloquer la montée des latéraux.

La vigilance sera de rigueur sur les coups de pied arrêtés de l'ancien auxerrois et il s'agira de soigner les nôtres : j'ai vu beaucoup de flottements dans le marquage lundi dernier. Malheureusement, la dernière fois qu'on a été efficace sur coup de pied arrêté, Lys Mousset ne devait pas être né. On ne peut pas tout régler d'un coup, ma bonne dame !

Nancy n'a gagné aucun de ses 6 derniers matchs à l'extérieur et sera amoindri par un parcage vide quand les HACmen seront poussés par un KOP gonflé à bloc.
C'est au détriment de l'ambiance mais au bénéfice de l'avantage que cela nous procure. Ils ont assez profité ces dernières années avec nos interdictions à répétition, ça leur fait la bite un peu. Ils n'ont pas le monopole du préfet absurde.
Et puis dommage pour les rouennais qui devaient venir les accompagner : ça aurait été un bon moyen pour eux de vivre des émotions footballistiques par procuration. Enfin, plus intense qu'un match de DH ou une branlée infligée par notre centre de formation.

Vous l'avez compris, sans être super confiant, je me dis que rien n'est impossible dans ce contexte.

Ah si, j'ai une grosse crainte : l'arbitrage de Franck Schneider avec qui on a un historique.
Étrange de permettre à un casque-à-pointe d'arbitrer d'autres casques-à-pointe !

Ce match ne conditionne pas (encore) à lui seul la montée mais perdre serait un véritable coup d’arrêt dans l’élan actuel, et ne laisserait que peu de largesse sur les prochains matchs.
Même un nul serait regrettable psychologiquement puisqu'il ferait très probablement perdre sa 3ème place au doyen au profit du Red Star qui aura reçu Niort la veille.

La montée se jouera sûrement entre 64 et 66 points. 
Dijon et Nancy semblent intouchables.
Il reste 5 équipes qui peuvent atteindre mathématiquement les 64 points et la troisième place : Le HAC, Le Red Star, Metz, Clermont et Lens.

De toutes ces équipes, c'est la nôtre qui est la meilleure sur la phase retour : 2ème de L2 depuis la J19 derrière Dijon et ex-æquo avec Nîmes. Le HAC est même la meilleure du championnat sur la base des 8 dernières journées.

Puisqu'il reste 5 journées, je me suis amusé à faire des projections sur la base des 5 dernières journées.
Oui oui, je sais... C'est ça que je fais entre deux matchs de la formation en ce moment.


La conclusion, vous l'avez compris, est qu'il faut au moins maintenir cette moyenne de 2 points par match pour être dans les temps. 

Pour maintenir cette cadence, il faudrait donc cumuler 3 victoires et 1 nul dans cette séquence de 5 matchs, sachant qu'il nous reste les réceptions de Nancy, Nîmes et Bourg, et les déplacements à Evian et Auxerre.

Vu que je sais que vous êtes très nombreux à être membres honoraires de la team 1er degré, je vous devance : tout ça est à prendre avec beaucoup de recul. 

Après analyse des 5 calendriers respectifs, la projection me paraît cohérente mais il y a forcément une marge d'erreur. Le foot n'est pas et ne sera jamais une science exacte.
Les projections du Red Star et de Clermont ne sont pas représentatives avec les calendriers très difficiles qu'ils ont eu à négocier ces 5 derniers matchs. Dans le cas des auvergnats, il faudra même se méfier : leur calendrier est très favorable.
Pour les potos messins, je n'y crois plus parce que Hinschberger. 
Quant à Lens, voyant d'où ils viennent, leur fond de jeu et leurs soucis extra-sportifs, je les laisse gentiment se pignoler entre eux sur une éventuelle montée.

2 points par match, c'est vraiment le minimum à assurer pour espérer.
Misant surtout sur notre aisance à domicile, ce match contre Nancy a tout d'une petite finale avant LA finale : j'ai la très nette impression que tout se décantera lors de l'ultime journée de championnat.
Ce qui ne serait pas pour me déplaire, pour le suspense.
Les services cardiologiques de la ville (et vos caleçons) aimeraient moins.

Mais avant de se voir "tout là haut, là où c'est beau", on doit négocier ce virage face au rival de toujours.

"Qui s'y frotte s'y pique" ? Mon cul ! On va se frotter et on va les zouker, même !

Faites-nous kiffer les gars ! Faites kiffer tous les havrais qui auront répondu à l'appel !

Thursday, March 17, 2016

Si t'es un havrais, tu vas au hachassé !

C'est vrai : en ce moment, j'ai beaucoup de mal à publier autant qu'il le faudrait et pourtant, on s'éclate autour des Ciel-et-Marine comme rarement lors de cette décennie.
Comprenez-moi, c'est plus une question d'agenda que de volonté. 

Aujourd'hui, les HACmen sont 4ème du championnat et c'est tout sauf un hasard. Depuis l'éviction de Goudet qui n'a jamais mérité son plébiscite, le doyen est la seconde meilleure équipe de ligue 2.

Alors tout n'est pas parfait : le jeu n'est pas léché, le groupe ne donne pas l'impression d'être uni et le HAC a la chatte aussi béante et baveuse qu'une pornstar en fin de carrière.

Et quoi ?
On est les havrais.

C'est quoi être havrais ?
C'est être plus concerné par le fond que la forme, c'est comprendre l'enjeu avant le jeu, c'est être humble mais ambitieux, c'est voir la beauté là où elle n'est pas évidente à tout un chacun... C'est se relever, ne jamais rien lâcher.
On est "on track" comme le dirait le service com' du club. On est à une position inégalée à ce stade du championnat, depuis 2008, année de la dernière montée !
Et je ne parle même pas des bézots du centre qui, passé l'échec habituel en Gambardella, s'éclatent en championnat à tous les étages.

Ça durera peut-être. Ou pas.
A-t'on envie d'avoir des regrets à la fin de la saison ? Pas moi.

Encourageons tout le monde, sans distinction et mettons toutes les chances de notre côté pour atteindre l'étage du dessus. Portons cette équipe pour qu'elle donne tout, parce qu'elle le mérite majoritairement. Il sera temps de tisser quelques couronnes aux princesses plus tard, quelle que soit l'issue de la saison.

Le club s'est appuyé sur un coach enfin charismatique (ça change de Goudet et de Zbeul, hein ?) sur ce maillot caractéristique -enfin de retour- qui est le nôtre et sur ces quelques joueurs qui font notre fierté pour pondre une vidéo publicitaire de qualité.
Les supporters nous exhortent à les rejoindre pour ces 8 finales qui nous attendent.
Les journalistes s'enthousiasment.

Sans faire la manche, je vous engage à mon tour à répondre à ces appels.
Pour ne rien regretter et pour revendiquer l'esprit havrais, représentez la Porte Océane : quel que soit votre nombre et qui que vous soyez, venez au Stade Océane supporter le H.A.C.

Pas de précipitation quant à l'éclaircie, mais venez en pluie fine pour éviter la dépression.

Friday, February 19, 2016

Cher Jean-Mi...



Cher Jean-Mi,

A presque 39 printemps d'une incroyable longévité sportive, la reconversion approche. 
Demain, ce sera ton dernier match au Havre de ta longue et atypique carrière de footeux pro.


Un parcours prolifique dont je retiens surtout la période havraise. Excuse-moi de réduire ta carrière à ce passage de 12 saisons sous le maillot Ciel-et-Marine. Je suis un peu partisan !
12 ans d’un amour réciproque entre le club et toi, tout juste ponctué d’une courte parenthèse dans un club d’Auxerre qui ne te méritait pas et n’a jamais su reconnaitre ton talent.

Difficile d’en vouloir aux bourguignons : avec ta gueule à la Jason Statham, ta dégaine de dessin animé japonais quand tu cours et tes frappes de mule, tu n’es pas le plus glamour des footballeurs.

Mais ici, c’est différent. Tu corresponds tellement au doyen !
Modeste, besogneux, discret, sous-coté… On peut évoquer les mêmes termes pour vous qualifier tous les deux.
Praline du gauche et fraises Tagada dans la poche, tu auras porté haut les couleurs du HAC : 2 montées en ligue 1, 350 matchs et 81 buts. Dont 76 en championnat, comme un symbole.

T’arrives même à te faire passer pour le meilleur buteur de l’histoire du club en faisant oublier Jean Saunier, havrais et HACman qui culmine à 104 buts dans les années 50. Vieux pirate !

Ah, c'est autre chose que le Monchi du Calvados que nos voisins outre-Seine révèrent ! Tu n’es pas l’une de ces travailleuses de la nuit que tous les clubs de Ligue 1 se sont fait tourner.
Comment ne pas voir en toi un porte-étendard comme l’ont été Giggs pour Manchester, Lampard pour Chelsea, Gerrard pour Liverpool ou l’est encore Totti pour la Roma.
Et tu le serais encore si la paire Daury-Louvel n’avait pas subitement décidé que tu étais bouilli. Avec le recul, ce n'est qu’une boulette dans leur long palmarès mais tous les havrais leur en veulent toujours pour ça. Cédric Daury qui revendique aujourd’hui qu’il a lancé Mendès (le vrai), Mahrez et Boucher. Fallait oser. Tu sais ce qu’on dit des gens qui osent tout, n'est-ce pas ?

Alors demain, même si c'est dérangeant de scander le nom d'un adversaire et même si ça m’exaspère que Paski Fontaine ne se révèle pas comme ton hériter dans l’inconscient havrais, je me joindrai au tonnerre de voix qui te célèbreront. Mérité. Logique.

Pour autant, j’espère que l'équipe va t'exprimer son respect en t'infligeant une bonne branlée des familles. Ne m’en veux pas, mais le club passe avant tout. L’institution avant les hommes, hein ?

Pour tout te dire je pensais qu’on serait décroché après les mauvais résultats sur cette série des 5 derniers matchs, et qu'on pourrait à loisir se concentrer sur ta venue, faute d'enjeu. Force est de constater que non. 
Plus fort encore, on est à seulement deux petits points du podium et on a calendrier théoriquement très favorable alors il ne faut plus lâcher un point. N'avoir aucun état d'âme.

Pour valider une hypothétique montée, il faudrait pas moins de 7 victoires sur les 12 matchs restants. Difficile de miser là-dessus dans ces conditions : cela demanderait beaucoup de régularité jusqu’à la fin de saison de la part d’une équipe qui peine toujours à se montrer constante pendant 95 minutes.

Ça donne une autre raison d’entonner une nouvelle fois la petite chansonnette en ton nom : qui mieux que toi incarne la régularité ? J'espère que les HACmen comprendront ce que tu représentes pour nous et voir en toi ce que tu es finalement : un modèle. 
Qu'ils nous pardonnent cette infidélité d'un soir.

Et si jamais tu te retrouves en position d'armer l'une de ces banderilles qui faisait se lever Deschaseaux, je prie pour qu'elle ne se loge pas dans nos cages. Pour ne pas prendre un billet de con, mais aussi et surtout parce qu'on veut vraiment retourner tout là haut, là où c'est beau.

Et qui sait, peut-être irais-tu avec nous ?
J'ai lu que tu cherchais un staff pour entrainer les attaquants et passer tes diplômes. 
T'es au courant qu'on a un nouveau directeur sportif ? Un certain Christophe Revault. Tu devrais lui en parler : j'ai cru comprendre que des places allaient se libérer dans le staff, l'année prochaine.

L'ancien artilleur de retour au HAC. Celui qui aimait à dire « Je préfère avoir un très bon pied gauche que deux pieds moyens » qui entrainerait Lys Mousset, notre nouveau patator. La relève.
L'idée me fait déjà sourire. Ça aurait de la gueule.

L'histoire serait belle, Jean-Mich'... Putain que l'histoire serait belle !

F.

Wednesday, January 20, 2016

Bonne Année #ToutLàHautLàOùCestBeau !


Convention sociale oblige, je dois vous adresser mes vœux pour la première publication de l’année.

Évitons les lieux communs, on va passer sur tout ce que l’on se souhaite de coutume: santé, bonheur, réussite, argent, défaite de Rouen, sexe, drogue et rock’n’roll… Puisque je m’adresse aux passionnés du HAC, je vais  faire des vœux Ciel-et-Marine. Ça vous va ?

Avant tout, revenons sur cette année, voulez-vous. Parce qu'il s’en est passé, des choses !

La défiance des médias nationaux vis-à-vis de Vincent Volpé s’est dissipée. Vous vous rendez compte : un businessman américain qui dirige le doyen du football français ? Hérésie ! Et pis pourquoi le HAC ? Pourquoi le Havre ? Il doit forcément y avoir de la magouille !
L’enthousiasme du public havrais est finalement devenu contagieux et les observateurs avisés du football français ont enfin compris qu’il était aussi havrais qu’amerloque et que l’intérêt de la ville et de la région lui tenait vraiment à cœur.

L’ascension du HAC dès la première saison de sa présidence a grandement contribué à dorer son image.

Cette montée, acquise à la 34ème journée face à (et au détriment de) Nancy a donné lieu à des scènes de liesse incomparables. 
Au début de la saison, qui aurait cru que le HAC allait monter ? Et à fortiori empêcher en même temps son rival, longtemps leader de ligue 2, de le faire ?

Sûrement pas le public qui a exulté !

Une marche triomphante de l’équipe et des supporters, de la mousse bleue dans les fontaines, concours d'hélicobite place de l’hôtel de ville, une chenille géante autour du bassin du commerce, des supporters havrais qui se baignaient à poil dans le Bassin du Roi sous le regard bienveillant du roi-fondateur François 1er, habillé d’une écharpe Ciel-et-Marine pour l’occasion, … Que de scènes mémorables !

Heureusement pour le petit cœur de notre maire, Doudou-Philippe-du-cul-serré, les festivités se sont déroulées de jour et l’activité nocturne s’est cantonnée au chapiteau du Magic Mirror que le président avait loué pour l'occasion. Le premier des havrais n’aurait pas supporté qu’on porte atteinte aux esgourdes – pourtant habituellement défaillantes – de son sacro-saint électorat.
La chouille avec le club fut absolument mémorable.

Une accession également fêtée par nos dauphins, Metz et Lens, qui permit à trois clubs français emblématiques de retrouver le gratin.

Le HAC n'est toujours pas aimé du grand public et des médias nationaux mais qui s'en soucie vraiment ici ? Avouons-le nous, on aime assez être détesté finalement. Nous contre le reste du monde.
Qui aurait envie de devenir aussi mainstream et vulgaire que l'OM ?

Sitôt le challenge sportif remporté, le board a ainsi pu se concentrer sur de grands chantiers qui étaient à l’étude.

Vincent Volpé a en effet vendu le centre technique de Saint-Laurent et créé un nouveau pôle HAC en construisant le nouveau centre d’entrainement sur les terrains de Soquence, à proximité des deux grands stades. Il a lancé la rénovation des terrains et infrastructures de la Cavée Verte et de Deschaseaux afin de permettre aux équipes du club de profiter de deux autres stades viables et surtout emblématiques.

Il se murmure aujourd’hui qu’il envisagerait la possibilité de racheter le Stade Océane à la CODAH. Ses affluences sont désormais maximales et le club est fort de 15000 abonnés. Cela permettrait donc de dégager des bénéfices substantiels. 
Et de baptiser enfin les tribunes Oxford, Cambridge et Deschaseaux officiellement.
Et d'afficher nos devises au-dessus du tunnel : "A jamais le premier" et la nouvelle, adoptée en 2015, "Tout Là Haut, Là Où C'est Beau".
Que ce serait sage et ambitieux !

Alain Belsoeur a réparé l’une de ses erreurs en donnant suite à une demande des supporters. Il n'avait pas daigné écouter à l’époque où le Stade Océane était à l'étude. La tribune KOP a donc été revue par l’architecte pour être d’un seul tenant et devenir cet impressionnant « mur bleu » qu’on connait aujourd’hui.

De leur côté, Arnaud Tanguy et Christophe Revault ne sont pas en reste. Ils ont d’emblée prolongé le contrat de Bob Bradley pour une durée de 3 années supplémentaires. « Le potentiel de ce club n’a pas de limite et je crois être capable de le mener vers des sommets » a-t’il eu pour commentaire.
Oswald Tanchot a obtenu son DEPF et reste adjoint, se plaisant énormément au HAC et correspondant tout à fait à son projet. Il assure aujourd'hui le lien avec la formation et prend chaque jour un peu plus d'épaisseur au club. 
Pierre Barrieu, fidèle de Bob, assure lui-aussi toujours la préparation physique des joueurs.
Christophe Nevès et Philippe Bizeul ont souhaité quitter le club en juin dernier. Ce dernier a d'ailleurs rejoint Thierry Goudet qui cherchait un associé pour son nouveau bar-tabac, ouvert du coté de Laval.

La formation carbure toujours autant.
Non contente d'être en tête dans tous les championnats nationaux de jeunes et en CFA, la jeune garde a également passé un tour de coupe Gambardella cette saison !

En ce qui concerne l'équipe professionnelle, Steven Fortès et Lys Mousset ont été prolongés et les joueurs en fin de contrat ont été qualitativement et quantitativement remplacés par des jeunes en pleine bourre – Harold Moukoudi, Nathaël Julan, le jeune Ozer Ozdemir et Victor Lekhal dont le prêt à Avranches fut un succès – et des recrues : Pablo Chavarria, signé dans les derniers jours du mercato de janvier dernier après le match contre Lens (7-6),  ainsi que Nicolas Douchez et Guillaume Hoarau qui ont signé leur grand retour dans leur club formateur cet été.

Un effectif cohérent, équilibré, composé de jeunes issus du centre et de joueurs expérimentés, qui a  permis au nouveau pensionnaire faire une première moitié de saison de qualité. Bon, toujours pas en coupe, mais on ne chasse pas les vieilles habitudes d'un claquement de doigts !
Assurer sa pérennité en ligue 1 reste l'objectif principal.

Nous avons d’ailleurs eu le plaisir de retrouver nos amis caennais en championnat. Heureusement que nos cousins de l’autre côté de l’eau ont réussi à se maintenir in-extremis la saison dernière !

Il faut dire que la seconde mise en examen de leur président dans l’affaire des matchs truqués de ligue 2 leur avait fichu un coup au moral. Le juge n'étant pas trop con, l’affaire déboucha sur un nouveau non-lieu, faute de preuves probantes mais il ne put reprendre son poste suite au grave ulcère à l’estomac provoqué par un excès de vin des costières.

Ce fut en tout cas un plaisir de revoir le club de la banlieue havraise. Sentiment partagé par Mathieu Dieuhamel qui leur fit part de son affectation avec le magnifique but de la victoire à la 92’. Avant de faire un cœur avec les doigts. Assez mal formé, un peu comme ceux de Ghislain Gimbert. On aurait dit un gros trou de balle. A moins que ce ne soit un zéro pour leur rappeler le prix de son transfert.
Un but qui valut à Olivier Duc de se faire caillasser alors qu'il exultait, en tribune de presse. Pauvre Chat Noir !

Aujourd'hui, le club est en bonne voie pour le maintien. On peut donc envisager une année douce dans le pire des cas, et peut-être même se prendre à espérer un peu. 
Les prochaines journées seront d'ailleurs périlleuse avec le déplacement à Nice, la réception de Rennes, le déplacement à Marseille, la réception de Lyon et le déplacement à Saint-Étienne.

Dire que l'année dernière, je faisais de l'huile à l'idée d'enchaîner le déplacement à Clermont, la réception de Lens, le déplacement au Red Star, la réception de Dijon et le déplacement à Metz ! 
Hahaha, avec le recul, quel con j'étais !

Finalement, une fois passé en revue ces évènements, qu'est-ce que je peux vous souhaiter pour cette année ?

Ça paraît clair, non ?

Le HAC a gagné le droit de vous faire rêver: rêvez !
On a eu une grosse période de disette, profitons-en pour le temps que ça dure ! #HACisBack !
Je vous souhaite de rêver, que vos rêves les plus chers se réalisent et une excellente année à tous.
Je laisse le mot de la fin à Thierry.

Boujoux, les havrais !





Tuesday, December 15, 2015

Giant Moukou

Je n’avais pas envie d’écrire à propos de ce dernier match en forme de pétard mouillé. 4 jours après, je n’ai toujours pas décoléré et à la simple évocation de ce dernier quart d’heure de la rencontre, je me vide de mon sang par tous les orifices.

Alors, j’ai préféré écrire à propos d’un sujet moins frustrant. Je voulais quelque chose de frais, de pétillant et d’optimiste. De fait, quoi de plus approprié que la signature du premier contrat professionnel d’Harold Moukoudi ?

J'avais eu vent que c'était imminent et ne fut donc pas surpris à l'annonce de sa signature, mais j'ai accueilli ça comme une vraie bonne nouvelle. Il fait partie des joueurs que je souhaitais voir impliqués au plus vite.

Au centre de formation depuis 7 ans, le jeune homme vient de fêter ses 18 printemps de la meilleure des manières en paraphant son premier contrat professionnel, pour une durée de 3 ans.

Certes, il a beau porter un prénom de viking (et en être un sur le terrain) ce n’est pas un natif du Havre, ni même de Normandie : il est natif de la région parisienne, de Bondy plus précisément. Mais son attachement pour le HAC est véritablement sincère. 

Jusqu'à présent, je n'avais encore jamais vu un bézot suivre autant les matchs de toutes les catégories de jeunes. Le dessin de Steph qui illustre ce billet en est d'ailleurs l'illustration, c’est ainsi que je me représente m’sieur « Moukou » : souriant, bienveillant, perché à la fenêtre de sa piaule de la Cavée Verte à regarder ses benjamins du centre de formation coller une branlée à une équipe lambda.

Hier soir, en voyant Riyad Mahrez humilier Chelsea à grand renfort de passe-dé et but, et Eden Hazard à base de petit pont, je me faisais une réflexion amusée. Il y a pas si longtemps, je disais de lui qu’il « pouvait et devait devenir un grand joueur ». C'était d'ailleurs dans un petit billet à son sujet, similaire à celui que je suis en train d’écrire. Je n’avais pas trop de doute sur le « pouvait », j’étais plus réservé sur le « devait ». Sur le premier point, je n’avais pas tort.
Et je pense également que je ne suis pas loin de la vérité en pensant que Moukou est de cet acabit.

Un potentiel ne reste qu’une promesse, que bien d’autres avant lui n’ont pas tenu. La sienne est énorme et c’est maintenant à lui qu'il revient d’exploiter ses capacités, avec du travail et de bons choix. 

Mais je suis confiant pour lui : en plus d’être un talent en devenir, régulièrement récompensé par des capes en sélection française (U16, U17 et U18), Moukou est également quelqu’un d’intelligent, de bien élevé, toujours souriant. Oubliez le stéréotype du footballeur hautain, qui fait toujours la gueule : Moukou est rayonnant.

Notez d’ailleurs que je n’ai aucun mal à être très flatteur à son égard : je sais qu’il ne chopera pas le boulard.
 
Bien que puissant, il est fin techniquement, doté d'une belle relance, de beaucoup de sang-froid et d'une bonne lecture du jeu. 

A l'adresse de tous les trous de balle qui se disent supporter d'un club formateur mais veulent prêter les jeunes après 2 matchs moyens en pro : il faudra être patient avec lui comme il faut l'être avec tous les jeunes.

D’autant qu’il a le football taquin : véritable show-man, il a autant le sens du spectacle sur le pré qu'en dehors. Ce qui peut être légèrement stressant quand il s’agit d’un défenseur central … Ce n’est pas ses crochets devant Demba Ba (qu’il a anesthésié d’ailleurs…) qui vont me contredire ! Et il faudra accepter que ce petit sagouin joue avec nos nerfs ! >:)

Après les Lekhal, Louiserre, Mousset il est à l'avant-garde d'une nouvelle vague, premier d'une génération 96/97/98 très prometteuse qui pointe le bout de son nez avec des Nathaël Julan, Bradley Danger et autre Ozer Ozdemir. 
Il montre que le centre de formation est toujours le creuset d'où sortent de bons joueurs de football mais aussi des mecs biens.

Comme il le dit lui-même, à lui de gratter du temps de jeu avec l’équipe professionnelle cette saison et s’y imposer progressivement celle qui suit. Le voir éclore et défendre les couleurs du HAC ces prochaines années me ravit. C'est un Moukou-gagnant pour le club. Un Moukou-bas pour nos futurs adversaires.
"Quand le Moukou est perché, le HAC va gagner" !
Peut-être parviendra-t'il à se percher avec le HAC, tout là haut, là où c'est beau.

C'est tout le mal que je lui souhaite.


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Thursday, December 10, 2015

J'avais un train de retard !

Le samedi qui a vu s’affronter le HAC et Nancy à Marcel Picot, le rendez-vous donné au O’brother pour aller voir le match a été globalement suivi.
Nous étions une petite vingtaine pour passer un bon moment devant cette belle affiche : Nancy versus Le Havre, Le 1er vs le 3ème, Pablo Correa vs Bob Bradley, Queudver vs Voldemort, la classe du maillot Ciel-et-Marine vs le maillot Torchon sponsorisé Sopalin… Bref, je m’égare.

Dans un 4-2-3-1 désormais classique, Denys Bain est venu épauler Pasky et on a retrouvé Ghislain Gimbert sur le flanc gauche ainsi que Joseph Mendès sur le droit.
Concernant le premier changement, pas de problème : Bain est en train de prendre une dimension très intéressante dans le milieu de terrain havrais, en manque d’une sentinelle de métier.
Concernant le choix sur les ailes, vous savez très bien ce que j’en pense puisque je me suis suffisamment répété sur le sujet : je n’aime pas ce choix, les deux joueurs en question ne sont pas des joueurs de côté et ça se constate dans l’animation.

Je ne nie pas les qualités de ces joueurs, je trouve juste qu’elle sont plus adéquates à un autre poste.
Prenons cette ouverture du score de Jo Mendès : il s’agit d’un but dans une phase arrêtée. Un joli coup de boule placé sur un corner de Bonnet, a la 18’. Oui oui, un but sur corner ! L’éternelle arlésienne du HAC.
Force est de constater que Mendès sait très bien tirer parti de son côté athlétique devant le but puisqu’une 4ème réalisation ne peut être le fruit du hasard.
Est-ce que cela ne montre pas qu’il apporte bien plus dans le duel, dans la conservation de balle et dans le jeu dos au but ? Et son meilleur pied, c’est la tête !
Si je n’aime pas le choix de placer Jo sur un côté, ce n’est pas gratuit : je pense que ses qualités sont plus utiles dans l’axe que sur un côté, un poste qui demande de la vitesse, de la percussion et une qualité de centre.
Toujours est-il qu’avec ce but, le train partait sur de bons rails.
Malheureusement, les trains et le Havre, ça fait deux. Et l’arrivée de la seconde mi-temps fut aussi décevante que la ponctualité d’un Paris – Le Havre : les Nancéiens égalisèrent à la 42’ par l’intermédiaire de Dalé. Que je prierai Dalé se faire… pardon, ça a failli m’échapper…

Les HACmen revinrent sur le synthétique dégueulasse de Picot avec tous les bonnes intentions du monde et se créèrent des occasions. Des occasions seulement : les locaux se montrèrent bien plus réalistes en ne manquant pas les leurs et en reprenant l’avantage au score à la 79’ grâce à Cétout sur Corner. Puis, l’impressionnant Aït Bennasser vint enfoncer le clou dans les arrêts de jeu en marquant un but anecdotique d’une magnifique talonnade qui n’est pas sans rappeler celle de Dudu à Créteil.
Bon, elle la rappelle, mais n’exagérons rien : elle est bien plus chatteuse et moins jolie que celle de notre n°10.

La vache, il a morflé DiCaprio !
Un tournant manqué, mais le HAC n’est pas encore dans les graviers. Ce n’était qu’un premier revers depuis 6 matchs, contre le leader incontestable qui plus est.
Ce qui m’inquiétait le plus, c’était de voir Pasky blessé à l’issue du match et de revoir le ralenti avec l’image impressionnante de son genou en hyper-extension. Au-delà de toute la considération que j’ai pour le garçon, on parle juste du meilleur joueur de champ depuis le début de la saison : le perdre aurait été catastrophique.

On sait aujourd’hui qu’il s’agit d’une simple entorse et qu’il devrait être de retour après la trêve hivernale. Il y a quelques années, il nous aurait fait les croisés, fracture rotule-tibia-péroné avec infection et staphylocoque dans la foulée. Il est devenu costaud notre Pasky !

Comme l’a fait remarquer Benoît Donckele dans l’un de ces papiers, je note aussi que depuis l’arrivée de Bradley, le jeu a pris le pas sur l’enjeu et ça, c’est juste du bonheur. On sent les Ciel-et-Marine décomplexés.
Ne manquaient plus que les résultats suivants pour avancer, et éviter d’entendre d’horripilants « On aurait dû garder Goudet » ou « Avec Revault il n’y avait pas de jeu mais au moins il y avait des résultats ». Ce qui fut chose faite sur le match suivant, et heureusement : ça devenait urgent pour le moral et pour recoller au peloton de tête.

Après un long mois de sevrage de stade, j’étais impatient de retourner à Océane.
Et confiant quant au résultat face à Evian…

Bon, il faut l’avouer, ma confiance a été à géométrie très variable au fil du match, mais une soirée qui commence par la signature du contrat pro d’Harold Moukoudi ne pouvait que bien se dérouler.
Je reviendrai d’ailleurs là-dessus dans un petit billet d’humeur ultérieur.

En l’absence de Fontaine (blessé) et de Bonnet (suspendu), Bobby avait décidé de passer en 4-4-2.
Cela permettait également d’essayer de vrais joueurs de couloir – Lys Mousset et Harrison Manzala – et de voir Gimbert à son poste préférentiel.
Et enfin, une chose dont on n’avait plus l’habitude : du turn over ! Ainsi, Grégoire Puel et Ferland Mendy retrouvaient une place de titulaire pour l’occasion.

On a tendance à l'oublier, mais le centre de formation est bien représenté cette saison...
Bilan de la soirée ?
Une victoire, une quatrième place retrouvée, un doublé de Gimbert, un but de Mousset, une passe-décisive de Mendy, un coaching gagnant avec les entrées de Gamboa (une passe-dé) et de Chebake, environ 7000 slip troués et tous leurs propriétaires ravis en repartant du stade. Ca faisait longtemps qu’on n'avait pas entendu les supporters chanter dans la rue en quittant le KOP !

Et pour ceux qui douteraient toujours de l’apport de notre nouveau coach, je sais aujourd’hui de la bouche de certains joueurs qu’il est adoré du vestiaire.
Bon, il faudra tout même qu’il trouve la recette pour faire breaker son équipe un jour. Après Nancy où on n'a jamais su creuser l’écart, nos palpitants étaient mis à l’épreuve avec une physionomie de match complètement folle face à l’ETG : les HACmen furent rejoints au score par deux fois, avant de prendre définitivement l’avantage à quelques minutes de la fin.

C’est au terme d’une action d’école avec un somptueux une-deux Mendy-Manzala-Mendy que ce dernier adressa un centre à Gimbert, qui retrouva enfin le chemin des filets en s’offrant un but à le Bergkamp ! (8’) Je dois ici soutenir le # lancé par @Rapharcadium : Gimbert, c’est le #BergkampDeLaSeine !

Après quelques occasions non-transformées, les HACmen reprenaient cette vilaine habitude qui consiste à reculer après avoir le score. Et ils furent punis par Keita à la 29’, largement aidé par une mauvaise couverture défensive.

A la mi-temps, il fallait tout refaire.
Un gros turn-over, des joueurs clés absents, un schéma inhabituel, … : on pouvait douter de l’issue de la rencontre. Mais pas les havrais.

On vit énormément d’envie et d’engagement dans le second acte. Et c’est fort logiquement que Lys Mousset redonna l’avantage aux siens, à la 50’, d’une belle frappe croisée.
Une nouvelle fois, les hommes de Bradley ne parvinrent pas à conserver longtemps leur avantage et les éviannais recollaient au score par un but de Campanharo (65’).
Chose rarissime, avec une responsabilité engagée sur les deux buts, notre capitaine était loin d’être à son niveau habituel.

Heureusement, les entrées en jeu amenèrent beaucoup et c’est sur un centre de Gamboa, fraichement entré en jeu, que Gimbert s’offrit son doublé d’une tête plongeante et délivra le Stade Océane à la 79’.

Bon, ok, on était tous jouasses. Mais de là à se faire zouker par ses coéquipiers... !
Avec cette victoire, les HACmen retrouvaient cette 4ème place qu’ils avaient perdu en concédant le match à Picot. Une 4ème place qui serait la bienvenue lors de la trêve, car synonyme d’embuscade sur le podium en seconde moitié de saison.
D’autant qu’avec des résultats favorables devant, le podium n’est plus qu’à 3 points avant de se déplacer chez une fausse lanterne rouge nimoise. En effet, ils ont cumulés en réalité 16 points ce qui fait d’eux les virtuels 18ème de ce championnat. Les -8 points pour tentative de tricherie sont un vrai trompe l’œil : les crocos ne sont pas tout à fait nuls, ils sont juste carrément prenables.

Aux Costières (santé, Malgerbe !), on devrait retrouver ce 4-4-2 qui ne demande qu’à être revu, sans Duhamel, blessé aux adducteurs :
Farnolle – Mendy – Cambon – Fortès (cap.) – Puel – Manzala – Louiserre – Bain – Chebake – Gimbert – Mousset (+Milosavljevic – M’Bami – Gamboa – Bonnet – Mendès)

Demain, il s’agira pour ces seize-là de mettre bien l’équipe avant la périlleuse réception d’Auxerre.

Thursday, November 26, 2015

We are all in this together



Ça fait longtemps que je n’avais pas pris la peine d’écrire.

J’avais pourtant envie de hurler ma joie dans les rues du Havre après l’officialisation de la venue de Bob Bradley. Steph avait même déjà finalisé le dessin qui accompagne ce papier mais les circonstances ont fauché net mon enthousiasme : les attentats, cette élimination en coupe de France dans un contexte des plus sordides…

Bien évidemment je ne compare pas le premier évènement avec le second : qu’est-ce qu’une élimination d’une compétition sportive à l’échelle d’une vie ? Un pet de lutin dans une tempête d’équinoxe. Une vanne de WeAreMalgerbe sur Adriano au milieu du HAC-Bashing. Ça n'est même pas l'indemnité de licenciement que les prud'hommes vont accorder à Goudet comparé au 20 mois de salaire à côté desquels il va passer.

Ceci étant, ça calme quand-même. Après avoir passé la nuit à compter les morts à défaut de compter les moutons, j’avais maintenu l’idée d’aller voir les gars jouer à Saint Omer le lendemain des attentats.
Parce que la vie doit maintenir son cours, qu’avoir peur c’est donner du crédit aux exactions de ces enfants de putain. Et puis, c’était aussi une manière de trouver un peu de réconfort dans un contexte national aussi pesant qu’un Joseph Mendès sur les défenses adverses.

Bon, ça n’a pas trop eu l’effet escompté, hein…
En même temps, je misais sur une victoire du HAC en coupe contre une DH : je suis un peu con aussi !

Je n’ai même pas envie d’évoquer ce déplacement glauque, sans doute le pire que j’ai jamais effectué. Entre les évènements de la nuit précédente, la pluie, le froid, le vent, l’absence d’abris et de parcage, la prestation de l’équipe… Il n’y avait rien de positif. Le pire étant d’avoir été obligé de surveiller ce qui se passait derrière son épaule plus que ce qui se passait sur le rectangle vert, de crainte d’être chargé par une horde de bas-de-plafonds alors qu’il y avait de très jeunes personnes parmi nous.
J’ai fait un vœu pieu à l’issue de ce match : c’était mon dernier déplacement en coupe de France, dans ces conditions.

Je n’ai pas été inactif durant ces deux semaines : j’ai rencontré notre nouveau coach, j’ai été voir ses entrainements, j’ai rencontré des membres du club, je suis allé voir les jeunes, j’avais préparé une fiche de présentation de votre photographe préférée… Faute de temps et de courage, je n’ai rien publié.
Même sur twitter, je me suis fait relativement discret ces derniers temps.

Il est grand temps de refermer cette parenthèse forcée et de reprendre du service.
Et de partager mon enthousiasme, parce que j’en ai encore à revendre. Surtout après ce premier match au Stade Océane sous l’ère Bradley.

Qui a souvenir d’avoir vu l’équipe aussi performante dans l’animation depuis Mombaerts ? Pas moi.
Je m’attendais à ce qu’on en arrive là grâce à ce nouveau staff, mais pas aussi vite, pas à ce point. Surtout après la douche froide (dans tous les sens du terme) à St-Omer.

Du jeu à une ou deux touches de balles, un pressing intense, une ligne de récupération haute, une  possession de balle indécente, de nombreuses occasions…
Quel plaisir de voir 11 joueurs se déplacer à l’unisson ! Ce n’est pas compliqué, Brest n’a pas existé dans ce match. C’est à peine s’ils ont réussi à s’installer dans la moitié de terrain havraise, ayant toute les peines à ressortir la balle.
Et Dupont et les siens peuvent s’estimer heureux de repartir avec un point. Ils peuvent remercier Hartock et les quelques défenseurs qui se sont sacrifiés pour garder les cages inviolées.

J'avais échangé quelques amabilités avec un brestois qui qualifiait le HAC de "club de pd". Des poètes.
Nous on a un club. Et une équipe. 

Comme Dylan, j'ai eu les tétons tout durs devant la prestation de l'équipe

Dès les premiers instants, après m'être placé sous cette magnifique banderole préparée par les supporters (avec les devises de Paris et du Havre : « Fluctuat Nec Mergitur » et « Nutrisco & Extinguo »), j’ai pris un pied d’enfer. Et vu les commentaires autour de moi dans le KOP, je n’étais visiblement pas le seul. 

Je suis ressorti de ce match avec bien plus d’enthousiasme et de confiance en l'avenir qu’à la fin de certaines victoires récentes.
Il faut maintenant capitaliser là-dessus et avoir plus de réussite dans le dernier geste.

Au-delà de ne pas avoir réussi à prendre les 3 points, la seule chose sur laquelle je trouve à redire concerne le banc.

Pour rappel, le 4-2-3-1 composé par Bob Bradley et les remplaçants :
Farnolle – Mombris – Cambon – Fortès – Chebake – Louiserre – Fontaine – Manzala – Bonnet – Gimbert – Duhamel (+ Milosavljevic – Puel – Bain – Mousset – Mendès)

Le choix du banc n’était pas bon à mon sens. Seul Mousset a été capable d’amener quelque chose. La pauvreté offensive du banc est l’un des facteurs qui peut expliquer que les Ciel-et-Marine n’aient pas été en mesure de scorer.

Je pense, et j’espère, qu’avec le temps le nouveau staff Bradley / Barrieu / Tanchot intègreront des joueurs polyvalents, qui peuvent amener des solutions sur chaque ligne. Se priver d’un Victor Lekhal qui peut jouer 6 ou 8 et d’un Julan qui est la seule véritable alternative et association possible à Duhamel et Gimbert me paraît préjudiciable.
Avec Puel, capable de jouer sur tous les postes du flanc droit, et Bain qui peut aussi bien évoluer en défense qu’au milieu, cela viendrait compléter un banc riche en solution pour Bradley.

Je ne suis toujours pas friand de Bonnet en 10: je trouve qu’il tripote trop le cuir et ralentit le jeu. Je lui préfèrerais Pasky qui amène de la fluidité dans les transitions avec sa qualité de passe, et de la variété offensive avec sa lourde frappe.
Pour que Fontaine monte d’un cran, il faudrait associer un milieu avec de l’impact à Dylan Louiserre : un Bain ou un Lekhal.
Cela pourrait permettre à Bonnet de retourner sur le flanc gauche où il pourrait, je pense, bien mieux s’exprimer. On manque clairement d’efficacité et de percussion sur les ailes. Et de centres, tout bonnement.
Percussion que pourrait également amener Manzala sur le flanc droit. Ce serait bien mieux que de le positionner sur la gauche : c’est un joueur de débordement qui aime se mettre sur son bon pied pour centrer ou se retrouver au second poteau.
 
Cela donnerait quelque chose comme ça : 
 
Duhamel
Bonnet
Fontaine
Manzala
Louiserre
Lekhal
Mombris
Cambon
Fortès
Chebake
Farnolle
 
(+Puel – Bain – Mousset – Gimbert – Julan )
 
Ouais, je suis joueur : je prends pas de second gardien !
En ligue 2, où le banc n’est que de 5 joueurs je crois que c’est un risque auquel on peut consentir. En tout cas, bien plus qu’en ligue 1 où l’on autorise un banc de 7 joueurs.

Mais je digresse. Veuillez me pardonner.
C’est excitant, on dirait presque un nouveau début de saison que l’on commencerait à la 4ème place, avec 3 points de retard sur le podium !

Malgré ces deux éliminations prématurées en coupe, quelle saison, tout de même !
Ce nouveau maillot, ce recrutement, ce staff, cette place au classement et cette formation qui continue de cartonner !

- La B qui est leader du groupe H de CFA2 après avoir gagné 2-1 contre le PFC, invaincue jusque-là.
- Les U19 qui sont remontés au score face à malgerbe, 2-2 et actuellement 4ème du championnat U19 National avec 2 matchs en retard.
- Les invincibles U17 qui ont gagné 4-2 à Boulogne et sont second du championnat U17 National avec un match en retard, et toujours invaincus après 9 journées.

Le prochain match face au leader et rival de l'AS Nancy fera office de révélateur. Un match que j'irai voir au O'Brother avec ceux qui souhaitent m'y rejoindre, samedi après-midi.
Un sacré challenge qui attend les HACmen, mais s'ils parviennent à maintenir ce niveau de jeu, que pourrait-il nous arriver alors ? Qui pourrait sérieusement venir nous chercher ?

J'avais déjà la conviction que Bradley était l'homme de la situation, aujourd'hui je suis persuadé qu'il n'y a pas plus évident pour construire quelque chose de beau et grand, au club doyen.

Comme il nous l'a affirmé il y a peu à une assemblée: "We are all in this together".
Des mots qui résonnent presque comme le "Nous sommes unis" entonné quelques jours plus tard.

Putain de destin.  


Wednesday, November 04, 2015

Keep calm and wait for Bob !

4ème de ce championnat de L2 !
Bah merde, qui l'aurait crû il y a encore quelques semaines, quand Bilbon était giclé et que Christophe Revault prenait l'intérim' une seconde fois ?

Cette semaine, pour son 4ème (et probablement avant-dernier) match sur le banc, le soldat du club s'est vu offrir un 4ème match sans défaite et une 3ème victoire de rang.

Bon, il ne fallait pas être très regardant sur le contenu, hein ! Un but somptueux de Dieuhamel dès la 22' seconde : j'ai hurlé de plaisir en le voyant effacer le pauvre gardien et talonner dans le but avec une désinvolture absolument succulente !
Le but rapide de l'ère moderne du club, mais pas le plus rapide de son histoire: Olivia, mémoire vivante du club de son état, nous a rappelé un but de Carpentier à la 9' en 84 !
Je remercie d'ailleurs Benoît Donckele et Bertrand Quenette pour le name-dropping gratuit sur les ondes radios à ce sujet: ça se paiera, les copines !

Le problème c'est qu'après ce but, il n'y eut plus rien.
Ah, si ! J'exagère un peu, il y eut une seconde occasion en seconde période et... C'est à peu près tout. Le reste n'est que grosse défense, faits de jeu en faveur du club doyen, grosse chatte béante et nihilisme footballistique.
Dudu le tueur à un bout de l'équipe et Farnolle l'ange gardien à l'autre, entre deux, du béton. Mais pas du beau béton à la Perret, vous voyez.
Alors OK, c'est une performance défensive et l'état d'esprit de l'équipe est absolument admirable, mais on ne peut pas se contenter que de ça et de beaucoup de chance pour espérer engranger des points. Ce serait très présomptueux de miser sur si peu pour avoir de l'ambition.

Justement, ça tombe très bien que ce match soit si peu intéressant à relater, j'avais envie de me pencher sur toute autre chose cette semaine: m'adresser à tous ceux qui nous bassinent avec leur "Et pourquoi on ne garderait pas Revault comme entraineur ?".

Vu que je suis très pédagogue, je vais vous expliquer en 4 points pourquoi c'est une conclusion simpliste et irrationnelle. C'est facile, 4 : ça permet de compter sur leurs doigts.

1- Le diplôme, c'est pas fait pour les chiens (et Franck Dumas)


Bah oui, c'est peut-être con à dire, mais s'il y a un diplôme, c'est pas pour rien et il ne se trouve pas dans le cul des poules. Quoi, qu'on pourrait se poser la question, vu la période dont on sort.
J'entends déjà vos "c'est pas parce qu'on a pas le diplôme qu'on a pas la compétence". Le comble, c'est que je l'ai même entendu dans l'argumentaire d'un journaliste.

Bon soit, Christophe avoue de lui-même qu'il a des manques dû à l'absence de formation, mais je vous concède que c'est possible: on peut être un entraineur performant sans le papier. Regardez Franck Dumas, par exemple.

Alors passons au second point qui va annihiler celui-ci !


2- L'adjoint prête-nom, c'est comme un retour d'Hoarau : un gros fantasme.


Contrairement à ce qui se dit, les prête-noms - c'est à dire des détenteurs du DEPF qui acceptent de servir de faire-valoir à un coach sans diplôme (en gros, des entraineurs médiocres et soumis) - ça n’existe plus. On parle d’un autre temps.

Et pour les irréductibles qui ne voudraient pas de cet argument, sachez que la ligue ne les tolère plus.
Prenez Ghislain Printant au SC Bastia. C'est sûrement l’un des derniers dans ce cas de figure. Depuis le dernier mercato d’hiver, il profite de la présence d’un titulaire du fameux Graal sur le banc : François Ciccolini. Malgré cela, le SC Bastia continue de devoir payer une amende de 10 000 € par match. 

L’UNECATEF s’était d’ailleurs fendu d’un communiqué pour affirmer qu’elle ne tolèrerait plus la politique du « prête-nom ». La ligue avait même empêché Printant de se rendre en conférence de presse ! 

L’idée d'un entraineur sans diplôme est déjà sérieusement écornée, non ?


3- L'adjoint: Philippe Zbeul


Si les deux raisons précédemment évoquées ne vous avaient pas achevé, passons au domaine tactique.

Clairement, et on le voit aujourd’hui à travers la physionomie des matchs, Christophe Revault c’est avant tout un état d’esprit insufflé au joueur. Par sa communication de chaque instant, par ses causeries dans le vestiaire, par sa manière de gérer ses semaines.

Malheureusement, les séances d’entrainement restent sous la responsabilité de son adjoint. Lors de son premier intérim, pas de problème, il s’agissait de Johann Louvel et on a alors vu ce que la collaboration des deux pouvait donner à la fois dans les choix d’hommes, dans le jeu et dans l’état d’esprit. Aujourd’hui, le club a beau s’être séparé de Thierry Goudet, son adjoint reste là : on a changé de devanture, mais pas de fond de commerce. Le fond de jeu reste bien dégueu.

Clairement, si j’applaudis le retour du mental, on ne peut pas se contenter d’autant de pauvreté collective et de chance à plus long terme. Et avec le respect que j'ai pour le bonhomme, je ne crois pas Christophe capable de faire adhérer toutes ou parties des formations du club à un projet de jeu complexe. Avec ou sans son staff actuel.


4- Qu'en dit le principal intéressé ?


C'est pas le dernier, mais c'est le meilleur. 
On le répètera jamais assez tant ça a du mal à rentrer: Revault ne veut pas entrainer, bordel de merde !! 

Il ne veut pas s’inscrire dans la durée en tant qu’entraineur.
Visiblement, s’il aime le vestiaire et l’adrénaline du terrain, c’est une situation qui le stresse et il ne se sent pas à sa place.

On pourrait presque arrêter de palabrer là, non ? C’est quand-même à lui de donner le fin mot de l’histoire. Qui sommes-nous pour lui forcer la main ?

Revault, c’est avant-tout l’homme du club, celui qui porte le club dans son cœur et n’a que son intérêt en tête, celui qui recrute, celui qu’on sort du chapeau quand on est dans la merde, celui qui sert de relais avec le club, les joueurs, le public, les médias. Et depuis peu, c’est le directeur sportif, ce qui n’est pas rien.

De par son attachement pour l’institution HAC, il me paraît normal que Christophe ne souhaite pas avoir l’épée de Damoclès qui va de paire avec le costume d’entraineur. Vous vous imaginez les conséquences, si un jour il fallait se séparer de notre soldat parce que les résultats ne suivent pas ?
De par ses nouvelles fonctions, son apport au club est désormais ailleurs, à plus long terme et sur la durée: c’est lui qui va incarner l’esprit HAC pour les prochaines années, sous l’ère Volpé.



Si vous êtes de ces gens qui ont motivé ce papier, une bonne fois pour toute : Christophe Revault ne peut pas et ne veut pas être pas être le prochain entraineur du HAC.

Je ne minimise en rien la qualité du travail effectué. Si Christophe n’avait pas fait du très bon boulot, on ne se poserait même pas la question. Je ne veux pas non plus simplifier la situation à "Revault ou le nouveau, lequel est le meilleur?", c'est réducteur et inapproprié.

Vu comme il a placé la barre haut, sa succession sera forcément difficile. J’imagine sans peine Christophe en train de se dire « merde, on a encore gagné ! » à la fin de chaque match ! 
Remarquez, si on perd, ça aurait le mérite de faire tourner les girouettes: "je vous avais bien dit que Revault ne pourrait pas tenir longtemps comme ça"

Pensons long terme, voyons plus loin que demain et le bout de notre nez, même s'il est aussi gros que le mien. Il faut accepter la prise de risque, qu’un nouveau coach puisse se remettre à tâtonner quelques matchs. Ça tombe bien, il – appelons-le Bob – aura la trêve pour s’adapter, ainsi qu’un match de coupe de France.

Pour éviter une rupture complète avec le vestiaire en cours de saison et pour faciliter la transition, , il me paraîtrait tout à fait logique que Christophe devienne l’un des adjoints de Bob pour un temps (jusqu’à la fin de la saison ?). Notez bien que je parle de "l'un" des adjoints, et pas "l'adjoint". Christophe doit se dégager du temps pour assurer son job et le recrutement au mercato d'hiver.
Il ne manquerait plus qu’un Johann Louvel en adjoint, et on marcherait sur la ligue 2 mais là, je crois que je rêvasse !

Ne nous enflammons, tout cela est vraiment très fragile et bien chanceux, mais j'ai quand-même la nette impression que le HAC est le nouveau sexy en ce moment.
Alors si on accueillait Bob et que ça prenait, je ne vous raconte pas la hype...
On ne mesure sans doute pas la chance qu'on aurait de pouvoir compter sur ce personnage pour construire le HAC de demain. De toute façon, on sera bientôt fixé : plus que 6 dodos avant Bob !

Sinon, cette semaine, je suis allé voir la CFA2 s'imposer facilement face à Saint-Ouen-l'Aumône. Je vous ferai grâce d'un compte rendu qui jurerait avec ce billet d'humeur, mais c'est important pour la conclusion.

Résumons, le HAC à ce jour, c'est :
- L'équipe fanion: 4ème de L2.
- La CFA2 : 2ème.
- Les U19nat : 4ème avec un match en retard.
- Les U17nat : 2ème avec un match en retard.

Et si le HAC était vraiment "back" ?

Wednesday, October 28, 2015

Quand ton équipe retrouve la grinta !


https://lh3.googleusercontent.com/-KpcIKsSXkAo/VjEcBRuNarI/AAAAAAAACVU/Vd5o4Rr-OJo/h120/noursontribune.jpg 
Avant le match qui opposait nos protégés à Sochaux, j'avais été sollicité par l'excellente Bande à Bonal pour donner mon avis sur la rencontre. Et mon pronostic. Si vous la relisez aujourd'hui, j'étais marginal par rapport aux autres avis mais  dans le juste : http://labandeabonal.fr/2015/10/22/le-havre-sochaux-lavant-match/

Bien de quoi alimenter mon boulard !
Et comme si ces prévisions justes et ce bon résultat ne suffisaient pas, j'ai pu assister aux coulisses du match, avant et après.

En bref, j'ai tutoyé les sommets de la béatitude, les manquant de peu pour des problèmes de fond : un fond de rhume et un manque de fond de jeu.

Tout est encore loin d'être parfait.

En témoignent ces 3 corners d'emblée dont le premier nous voit concéder l'ouverture du score (3'), faute de marquage et de passivité de la défense, et le troisième voit Bonnet sauver le break en s'interposant sur la ligne de but (13'). J'étais en position fœtal en attendant que ça se passe, à ce moment là, ce que Steph a parfaitement illustré dans son dessin de la semaine.

20 premières minutes sans jeu durant lesquels les HACmen ont regardé les sochaliens dérouler, jusqu'à ce que Fabien Farnolle annule une contre-attaque conclue par une volée d'Onguéné, déjà buteur.

On vit alors un début de révolte havraise. Une révolte qui ne fut réellement palpable qu'à partir de la seconde mi-temps. 

Entre temps et en l'absence de jolis mouvements havrais, on s'est contenté de l'égalisation du score par mon Paski d'amour, bien aidé par Weber qui lut mal le coup-franc qui finit par mourir petit filet opposé. Il fut peut-être gêné par Joseph Mendès, sur la trajectoire, mais ne parvint pas à dévier le ballon.

Que les choses soient claires, le chambrage étant mon fond de commerce, je devrais normalement charrier Jo pour avoir célébré ce but, mais :
- 1: Jo ne me fait plus de boudin depuis peu, et je ne voudrais pas ruiner un beau roman d'amitié naissant.
- 2: Je faisais la même quand j'étais gosse, en poussin, au SRAC. On sait jamais, ça peut passer.
- 3: Paski, c'est pas très Charlie de vouloir attribuer le but aux petits copains pour être meilleur passeur du championnat ! >:)

Quand t'as enfin réussi à intégrer ton club de cœur !
De retour des vestiaires, les hommes de Revault passèrent clairement la seconde, avec quelques fulgurances dans le jeu et pas mal d'occasions. 6 pour être exact.
La plus belle étant bien évidemment ce but de la victoire, parti d'une récupération de Denys Bain, d'une relance magnifique dans la profondeur de Paski et enfin, d'un geste d'une grande intelligence de Dieuhamel, qui aurait pu la tenter mais a préféré jouer la sécurité en cherchant (et en trouvant!) Alex Bonnet au second poteau.
Quelle plus belle manière de signer son réveil qu'avec cette puissante volée qui donne les 3 points de la victoire ?

S'il me manque et que je le boujoute dans ces lignes, il est amusant de constater que depuis qu'Olivier Duc est parti couvrir la Basse, on cumule 2 victoires de rang et Malgerbe a perdu. Je dis ça...
Une huitième place grappillée, à 6 points des 3 premiers et une série de 3 matchs sans défaite avec un seul but encaissé pour Revault.

Une opération commando qui fleure bon la sueur et le succès et qui approchera la perfection s'il parvient à ajouter au moins 4 points sur les deux prochains déplacements à Tours et Laval et une qualification en Coupe de France au bilan de sa pige, avant, normalement, de rendre les clés de l'équipe professionnelle à la prochaine mini-trêve.

Quand t'as libéré ton club en ouvrant ton compteur but après une grosse période de disette !
Si je suis de ceux qui ont envie d'embrasser son crâne chauve pour son attachement au club et ses services rendus, je ne suis pas de ceux qui ont envie qu'il continue au-delà.
Et je vous jure que j'ai eu littéralement envie de le faire quand il a sorti son "Ma plus grande victoire ce soir, c'est de voir la joie des 26 mecs dans les vestiaires, dont les jeunes." devant mon pif, en salle d'interview.

Parce que ce n'est pas possible en l'absence de diplôme, parce qu'il ne le souhaite pas lui-même et parce qu'on a réellement besoin d'un projet de jeu à court et long-terme, laissons-le poursuivre son intérim' et chérissons-le pour son travail. 

Au delà: Stay calm and wait for Bradley !

La prochaine étape va être d'aller chercher quelque chose au Stade de la Vallée du Cher où Tours est parvenu à défaire Angers mercredi, en Coupe de la Ligue. 
Et ce ne sera pas une mince affaire...




PS: Ne lui dites surtout pas, sinon elle va prendre le melon, mais appréciez l'exceptionnelle qualité des photos de Mégane !

Quand t'es atomisé mais heureux ! (Et que t'en as surtout rien à battre de ton image)